TC2 : Gérer son entreprise « comme dans la vraie vie »

Date publication: 
il y a 8 mois
Formation(s) concernée(s): 
DUT Techniques de Commercialisation

2018 démarre en trombe au département TC de l’IUT de Bayonne et du Pays basque. La nouvelle édition du Kee shirt game mobilise l’ensemble des étudiants et des enseignants de façon très réaliste. Une manière réussie de faire le lien entre les « cours » et la « vraie vie ».

Par Jean-Marie Izquierdo, le 11 janvier 2018

Depuis le lundi de la rentrée, 7 équipes (Marinella, Seayou, Tripshirt, Biscoton, Kloz, L’équipage ou Pastel Clothing) suivent la même règle : Importer des tee-shirts pour les commercialiser. L’espace d’une semaine, les étudiants de deuxième année deviennent des entrepreneurs de start-up. Ils lancent leur business en reprenant une entreprise pour la développer sur une année d’activité. Cette initiative pédagogique et ludique permet à chacun de mesurer sa capacité à mener un projet commercial, grâce aux cours mais cette fois-ci « comme dans la vraie vie ».

« On découvre tous les aspects de l’entreprise » Tripsurf

Quel étudiant de Techniques de commercialisation ne s’est jamais demandé à quoi pouvait servir les cours de droit même commercial, de comptabilité ? Qui ne s’est pas posé la question de l’utilité d’un stage obligatoire ? Confrontés à des contraintes professionnelles et administratives (jusqu’aux visites de l’inspection du travail assurées par Lionel Chautru), tous se confrontent aux multiples aspects de l’entreprise. En particulier, ils sont amenés à s’approprier les éléments comptables et stratégiques pour gérer leur entreprise.

Devenus gérants d’entreprise, ils se prennent tous au jeu. Amaïa Naureils de l’entreprise Kloz  explique sérieusement qu’ils « passent par des moments difficiles car le marché est très concurrentiel ». Maxime Denjean reconnait qu’il faut recourir à des compétences extérieures au-delà de ce qu’ils pouvaient imaginer, c’est même une « question de survie » pour le DG de Biscoton. Jules Bernard, pour l’occasion PDG de L’équipage, fait le lien avec ses expériences passées. « Grâce aux études sur lesquelles on s’appuie, nous sommes définitivement plus dans la prévision que dans la réaction. C’est exactement comme cela que nous avions travaillé chez Ikea durant notre stage ». Finalement très réaliste, ce jeu de simulation permet aux étudiants de discerner leurs besoins de connaissance, au-delà de leurs propres intuitions, pour « gérer les rythmes de leur boite ».  Ils s’accordent ensuite sur l’importance des enseignements pour mener à bien leur mission.

Les intuitions de départ dépassées par la maitrise stratégique

Pour l’emporter sur le marché, chaque équipe se positionne au mieux : entre stratégie de niche (Tripshirt, Marinella, Biscoton) et développement plus grand public (Seayou, L’équipage, Kloz et Pastel clothing), la santé économique de la démarche est la finalité du jeu. Les étudiants s’appuient donc sur des études (veille concurrentielle, acceptabilité etc.) pour arbitrer des choix tactiques. Peu de place est laissée aux hasards, les meilleurs se détachent grâce à des stratégies commerciales finement élaborées grâce à une lecture attentive des interprétations du marché des tee-shirts.

Pour l’enseignante Hélène Jobert, ici consultante pour l’Européenne de crédit, les étudiants prennent le jeu à leur compte. « Finalement, ils savent rapidement ce qu’ils vendent, pour qui ils le vendent et pourquoi ». Philippe Chatelin qui a laissé ses cours de comptabilité pour occuper sa mission de consultant chez Compta service souligne que « même si je vois bien que certains n’ont pas assimilé toutes les notions qu’ils ont vues en cours ces derniers mois, les étudiants jouent le jeu. Ils se posent des questions et il se rendent compte de leur lacunes ».

Comme lors des dernières éditions, ces adeptes du virtuel font tous preuve de solidarité et d’esprit collectif. Ils apprennent à communiquer entre eux dans le cadre d’un projet d’entreprise. « Tout se fait dans une très bonne entente, de manière très sereine » assure Louis Froustey, le PDG de Marinella. Au-delà de la précipitation et de l’enthousiasme, cette activité apparaît très utile pour ces étudiants destinés à poursuivre leur carrière dans le monde de l’entrepreneuriat.

Jeu d'entreprise TC